Les Africains accrocs à l’Internet mobile
déc 26th, 2009 | By Zakaria DIAKITE | Category: ActualitéLe nombre d’utilisateurs de téléphones portables ne cesse d’augmenter en Afrique. Avec plus de 400 millions d’abonnés, le marché africain dépasse désormais celui de l’Amérique du Nord, note l’hebdomadaire sud-africain Mail & Guardian. Pour beaucoup d’Africains, le téléphone portable est le seul moyen d’accéder à Internet en raison de la mauvaise qualité des lignes fixes ou de leur absence. Le navigateur pour portables développé par le fabricant norvégien de logiciels Opera rencontre un très vif succès sur tout le continent. Dans une étude récente, l’entreprise estime que le nombre de portables équipés de son navigateur a fait un bond de 177 % depuis un an.
Le réseau social Facebook est le site le plus consulté depuis leurs téléphones portables. Les sites d’information en ligne font également un tabac. La BBC arrive en tête dans la plupart des pays anglophones, CNN est leader au Nigeria, au Ghana et en Zambie. Quant au site du quotidien sportif L’Equipe, il est très consulté dans les pays d’Afrique de l’Ouest, et notamment en Côte-d’Ivoire.
Source: Courrier International
















Le téléphone mobile, axe de développement de l’Afrique? Est-ce une opportunité à saisir?
Je pense que oui!!! la montée en puissance de l’utilisation du téléphone mobile en Afrique doit faire prendre conscience aux entreprises africaines, de la nécessité de développer un ensemble de services autour de cet appareil. Qu’en pensez-vous? connaissez-vous des exemples de réalisations effectives ou en cours?
Pour infos, pour les écolos, il existe des gsm bio dégradables qui se transforme en fleurs dès qu’on les jette.
Le gsm est en effet un axe de développemement très fort en Afrique malheureusement l’anarchie entrepreneuriale et gouvernementale est un frein à son réel développement.
Anarchie entrepreneuriale parce que en Afrique , le consommateurs est obligé d’avoir un gsm par opérateur étant donné la non interconnexion volontaire des réseaux. Ce qui pose un problème de surcoût et environnemental. D’autre part, les tarifs à la seconde sont prohibitifs. Une semaine de communication gsm à Libreville (Gabon) me coute plus de 50eur facile sans pour autant paser des heures au téléphone.
Anarchie gouvernementale parce que les gouvernements ne se rendent pas compte des enjeux et sont toujours dans la même logique de saigner la vache à lait sans faire aucun investissement ou aucune concertation.
Le gsm africain ne sera un axe de développement que seulement si les Africains s’en rendent compte et le veulent vraiment….
D’autre part, Nokia vient de donner un coup de pied dans la fourmilière en annonçant le lancement de Nokia Money, pas seulement pour les pays émergents, en 2010. Western Union a tout intérêt à évoluer car il y a de plus en plus d’acteurs sur la mine d’or des transferts d’argent. Et c’est vrai que l’Afrique est à la pointe de toutes ces petites utilisations du mobile.
Pour revenir à l’intelligence économique, il faudrait que les ambassades africaines deviennent les véritables actrices de la veille économique des pays africains et pas seulement des officines pour délivrer des visas que l’on peut acheter directement à l’aéroport du pays africain concerné….
Je dirais même mieux, les étudiants africains à l’étranger devraient être les acteurs de la veille économique de leur pays en ayant l’obligation d’identifier les opportunités pour leur pays d’origine lors de la rédaction d’un mémoire annuel, nécessaire au maintien de leur statut de boursiers. Un vaste projet qui me tient à coeur.
Merci Zakaria pour ce partage fort intéressant. Je crois que des expériences innovantes en matière d’utilisation de la téléphonie mobile en Afrique, il n’en manque pas malgré un besoin énorme d’assainissement du secteur. Récemment Google, en collaboration avec un opérateur ougandais a lancé un service de conseil aux agriculteurs dans le domaine de l’hygiène, de la santé, de la météo en utilisant les téléphones portables. Au Sénégal, j’ai découvert récemment un dispositif très efficace de transfert d’argent grâce au portable. Dénommé, CallMoney ce service de la Poste permet de faire des transferts nationaux par les SMS. Entre autres expériences, il existe aussi le dispositif développé par la société Manobi en partenariat avec la Sonatel et qui aide énormément les agricultures, pêcheurs et éleveurs sénégalais à suivre les cours des produits sur le marché (http://bit.ly/5BFsVP).
En résumé, le taux de pénétration et d’utilisation de la téléphonie mobile en Afrique est sans précédent. L’Afrique doit saisir cette occasion pour se tailler un réseau à sa mesure, qui répond à ses objectifs de développement. Le plus grand obstacle restera aujourd’hui le coût de communication qui est toujours prohibitif. Les gouvernements à ce niveau, comme toujours dans nos pays, ont beaucoup de choses à faire pour réguler ce marché.
juste un mot pour remercier Fvb de son intervention. L’anarchie entrepreneurial est aussi un frein pour la diaspora qui souhaite entreprendre. J’en ai moi même fais les frais.