Daily Archives: 24 March 2010

Tunisie : Vers la création d’une agence de collecte d’informations pour l’entreprise

« Une entreprise lorsqu’elle prend  une bonne décision au bon moment en se basant sur la bonne information analysée et traitée,  peut prendre des décisions stratégiques pour la vie de l’entreprise » nous a déclaré Tarek Ben Jezia, le conseiller des services publiques au ministère du Commerce et de l’Artisanat
Il a défini l’intelligence économique comme étant  un état d’esprit et un système de collecte et de traitement des informations pour dégager un savoir qui permet d’améliorer la prise de la décision au sein de l’entreprise et d’améliorer sa compétitivité.

En effet, les entreprises connaissent  aujourd’hui un tel développement du fait de la globalisation de l’économie et l’instauration des nouvelles techniques de l’Information et de la communication qu’elles sont tenues d’intégrer l’intelligence économique dans leur système de management en tant que moyen de promotion efficace du pilotage de l’Entreprise, de son processus décisionnel.

Le lobbying coûte cher aux États africains

Depuis janvier 2000, les pays africains ont consacré environ 150 millions de dollars aux cabinets de lobbying américains pour défendre leurs intérêts aux États-Unis. L’absence de professionnels africains dans ce secteur coûte doublement plus cher à leur continent.

Cette estimation sur dix ans [1], qui n’intègre ni le coût des prestations non déclarées, ni celui des cadeaux offerts en bonus, s’avère plus complexe à réaliser sur le lobbying africain en Europe. Car les liens historiques et les réseaux parfois mafieux [2] qui unissent certains anciennes puissances coloniales (et leurs lobbyistes) à leur clientèle africaine rendent techniquement intraçable une partie de la fortune publique engagée par les gouvernements à des fins d’influence et de contre-influence. Une forte odeur de dessous de table et de trafic d’influence s’en dégage, qui constitue l’une des principales raisons pour lesquelles le lobbying souffre encore, malheureusement, de préjugés défavorables aux yeux de l’opinion publique. Cette perception, qui suscite peu de vocations chez les cadres africains compétents, mais « non introduits », a ouvert un boulevard aux grands cabinets de public affaires américains.